Transhumance dans le Cantal (Chataigneraie)
Auvergne,  France

Transhumance dans le Cantal

Je vous montrais il y a peu mes photos de la transhumance dans la vallée de la Jordanne, photos que j’avais prises il y a 2 ou 3 ans maintenant. Je gardais de cette journée un souvenir extraordinaire, et il était plus que temps de retourner suivre la Transhumance dans le Cantal.

La transhumance est un évènement qui se tient chaque année, et les randonneurs ont la possibilité de suivre le troupeau de moutons pendant 15 jours. Chaque étape fait entre 8 et 18km, et une navette en bus est disponible pour rejoindre sa voiture ou le point de départ de la rando, c’est carrément pratique !

En grande tricoteuse que je suis, mais aussi en amoureuse du Cantal et de la rando, suivre la transhumance a été une révélation. L’amour des moutons, la rando, le Cantal, et la photo. C’est l’évènement par excellence pour apprécier le paysage, être proche de la nature, et découvrir à la fois un beau métier, mais aussi un beau territoire. 🙂

Cette fois-ci, c’est dans le sud du Cantal que je vous emmène donc pour cette étape de la transhumance, entre Boisset et St Mamet-la-Salvetat, au cœur d’une zone qu’on appelle la Chataigneraie.

La météo ne s’annonçait pas top ce jour-là et en attendant le départ de la transhumance, nous avions sorti nos aiguilles à tricoter, pour éviter de trop scruter le ciel, qui devenait de plus en plus menaçant.

Départ vers 9h30 de Boisset, et cette fois-ci, l’orage étant bien annoncé pour la journée, il avait été décidé de tracer directement notre chemin, sans pause déjeuner. Nous marcherions directement jusqu’à la destination, St Mamet.

C’est parti !

Le paysage était bien différent cette fois-ci, par rapport à la partie que j’avais faite près de Mandailles. Là, nous avons marché une bien bonne partie de l’itinéraire dans les bois, avec un dénivelé très faible (bien que le paysage soit très vallonné). J’ai adoré la lumière dans ces endroits, mais aussi l’odeur de l’herbe et de la terre humide, sans compter les bords de chemin envahis par la menthe (et les orties). Tout ça au son des clochettes des brebis, et du flottement et sautillement des petites oreilles des moutons, c’était vraiment un régal pour tous les sens !

Au bout de 2h30 de randonnée, ce qui était jusque là une petite bruine, pétillement de goutelettes d’eau s’est transformé en vrai pluie, et il a fallu mettre les imperméables mais aussi activer le pas et couper un peu l’itinéraire (si j’ai tout compris).

Nous avons quitté les bois, et le long des chemins, nous avons croisé des vaches. C’était très drôles de les voir courir jusqu’à leur barrière de bord de chemin, pour venir nous observer. A n’en pas douté, nous avons été une curieuse attraction 😊 c’était super mignon.

La pluie devenant plus intense, j’ai dû renoncer à prendre des photos afin de protéger mon matériel, et c’est donc une bonne grosse heure de randonnée sur la route qui nous a amené à St Mamet la Salvetat. En arrivant au village la pluie avait diminué, et c’est plutôt bien car nous commencions à nous dire : faudrait qu’on arrive vite ou qu’il s’arrête de pleuvoir car là ça devient désagréable.

Et voilà donc l’arrivée au village, j’aime toujours autant ce décalage d’univers, lorsque les brebis envahissent les rues d’une ville. 😊

Voilà donc une 2e vision de la transhumance dans le Cantal… Et je crois que je vais y retourner cette année avant leur arrivée.

J’espère pouvoir un jour la suivre en entier, car la conclusion de cette 2e participation c’est que j’aime toujours autant ce type d’évènement. Alors que les régions et les blogueurs parlent de plus en plus de Slow Travel, moi je n’ai qu’un mot d’ordre : éleveurs, continuez à partager vos moutons avec nous, car la transhumance, c’est vraiment génial 😊 😊 😊

Un commentaire

  • Déborah V.

    Quel beau récit ! Je suis d accord avec toi, ç est important de revenir à l’essentiel, ç est ce qui nous ressource le plus. Et partager ce moment avec les bergers et les animaux, ç est unique et beau de notre point de vue. Mais comme tu dis ça met en valeur ces vieux métiers difficiles qu ils ont encore le courage d exercer. Merci pour ces belles photos.
    Déborah (ma couture enchantée)

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