Vallée de Mandailles
Auvergne

Randonnée au Puy Griou

Une randonnée au Puy Griou un samedi d’automne ? Yes please !

Le but final était l’ascension du Puy Griou, mais avant cela, quelques heures de marche et des vues splendides sur plusieurs vallées, en passant un coup d’œil sur plusieurs cols.

Allez, je vous raconte ça : chante, danse et mets tes chaussures de rando, c’est parti ! 😊

Il y a plusieurs manières d’arriver au Puy Griou à pied, et c’est par la D17, entre Mandailles et le Puy Mary que nous avons choisi d’attaquer cette randonnée. Il y a un grand virage sur la route, départ de plusieurs sentiers de randonnée (notamment une allant à la source de la Jordanne). J’aime cette vallée, et contrairement à celle où j’habite, là les couleurs d’automne étaient déjà bien présentes sur les massifs et toute la végétation.

Le ciel était un peu couvert, voir menaçant, mais rien de méchant de prévu ce jour-là, alors hop, en route.

Une petite forêt et on atteint les hauteurs dénudées que j’aime tant !  Le temps de faire péter un peu le cardio (en admirant les couleurs orangées des buissons de myrtilles), et hop, on arrive au Col de Cabré.

Le col de Cabré, c’est la jolie surprise de cette rando : franchir le portail, apercevoir la vallée de la Santoire, de l’autre côté. SPLENDIDE ! Un tableau de couleurs d’automne.

Sur la gauche, le Peyre Arse, tout de rouge vêtu, sur la droite, quelques puys et sommets dont j’ai oublié le nom (il y a le Téton de Vénus), au fond, Dienne et son sentier des Quirous dont je vous parlais dernièrement.

Juste beau, y a pas d’autre mot de toute façon. Je crois qu’on aurait pu rester un moment à contempler ce paysage mais le puy Griou nous attendait !

Nous avons donc longé les sommets, ébahis par les changements de couleurs du paysage, mais aussi du ciel, capricieux mais délicieux 😊

Un pti coup d’œil au col de la Rombière, pour voir la station du Lioran de haut… Suivre le GR qui ramène vers le Plomb du Cantal était tentant, mais ce sera l’occasion d’une autre rando plus tard. 😊

Et puis c’est la dernière ligne droite pour arriver au pied du Puy Griou.

Le sentier est entouré de myrtilles, dont le feuillage orangé et rouge est un pur régal pour les yeux (et pourtant la lumière ne s’y prêtait pas tant que ça).

Et puis le voilà, le Puy Griou, dont la plupart des livres de rando m’indiquaient que son ascension était périlleuse et qu’il valait mieux ne pas avoir le vertige. C’est vrai qu’il est impressionnant, et très très accidenté, et rocheux.

J’ai hésité, et puis je me suis dit qu’il me serait difficile de publier sur le blog si je ne tentais pas ne serait-ce qu’un pti peu.

Je n’ai pas particulièrement le vertige au point que ça soit handicapant, mais ça me fait peur. Et en fait, plus que ça, c’est surtout moi qui me fait peur : je suis capable de me prendre les pieds dans mes propres pieds, donc forcément, marcher sur un sentier rikiki vertigineux et glissant, c’est pas mon exercice préféré.

puy Griou

Je suis rapidement sortie de ma zone de confort en tentant l’ascension, et quand j’ai vu que les personnes un peu devant moi étaient carrément à la vertical, je me suis dit que ça serait pas possible.

J’ai atteint leur niveau, à environ 15m du sommet, là où le sentier se transforme en paroi rocheuse et qu’il faut s’agripper un peu aux rochers et plaques de pierres pour finir l’ascension.

Et je me suis arrêtée là… rien que d’être à ma hauteur et redescendre de là c’était périlleux. J’avais mon matos photo (pro) sur le dos et rien que ça c’était dangereux. Me blesser ou glisser aurait mis en péril le reste de la journée de mes amis. Bref, je ne l’ai pas senti, et en fait, je n’avais aucune frustration vis-à-vis de ça : ce sera (ou pas), l’occasion de revenir plus tard.

Alors voilà la vue du presque sommet du Puy Griou, à la hauteur de la réputation que les guides de randonnées dans le Cantal lui ont fait.

😊

Nous avons décidé de prendre le même itinéraire pour le chemin du retour, parce qu’il était splendide, mais aussi parce que le soleil s’était dégagé des nuages et rendait les couleurs encore plus vives. Autant en profiter, une vue pareil ça n’est pas si courant 😊

Au final, ça aura été, si j’en crois mon téléphone, environ 14km de randonnée, pour plus ou moins 7h de périple (incluant de TRES nombreuses pauses photos et « waouw putain que c’est beau » 😊 ).

Un régal. Je reviendrai, c’est certain.

J’ai adoré comme, en l’espace juste d’une journée, j’ai pu avoir un coup d’œil sur 3 vallée différentes, et sûrement même 4 si j’avais atteint le sommet du Puy Griou, puisqu’on doit y voir la vallée de la Cère.

De cette journée de rando, je n’ai quasiment pas vu d’habitation, sauf quelques burons. Pas de maisons, pas de bâtiment, rien, juste de la nature, des couleurs, et quelques vaches 😊

Et c’est pour ça que j’aime le Cantal 😊

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