Europe

Les villages blancs de la Sierra Grazalema (1ère partie)

Voilà donc un nouvel épisode de mon roadtrip en Andalousie. Après Bilbao et San Sébastian, Séville et Cadix, c’est dans les villages blancs de la Sierra Grazalema que je vous emmène.

Parce qu’il y a pas mal de villages blancs autour de Grazalema, j’ai décidé de diviser cette partie de mon voyage en 2. De toute façon, il m’a fallu 2 jours pour tout voir, donc ça n’est pas de trop.

Hébergée à Arcos de la Frontera, c’est le lieu parfait pour attaquer cette partie de mon exploration de l’Andalousie. Une journée assez dense, mais ce fut en fait ma journée préféré, je vous dirai (et vous montrerai) pourquoi dans quelques lignes 🙂

J’ai volontairement zappé Gibraltar de mon itinéraire, et par manque de temps dans mon périple, j’ai aussi décidé de ne pas faire d’étape à Alcala de los Gazules, un village blanc au sud entre Cadix et Arcos de la Frontera…

Dans mon prochain article je vous parlerai de Arcos de la frontera, Zahara de la Sierra, Olvera, Setenil… que j’ai exploré en me dirigeant vers Malaga, qui sera l’étape suivante….

Allez, c’est partie, attachez votre ceinture, let’s go !

Ubrique

Il était encore tôt et il faisait frais, pour ne pas dire froid. Le temps était couvert et la pluie menaçait, mais la route était belle jusqu’à Ubrique 🙂

puis s’enfoncer plus encore dans la Sierra de Grazalema, pour en direction de

Benaocaz

Et les paysages allaient crescendo dans mon coeur, mais surtout dans mes yeux. Cette route là, c’est tout ce que j’aime : de la pierre, de l’altitude, de la solitude, de la montagne, de la nature à volonté, et quelques animaux ici et là, des plus surprenants…

entre apercevoir un truc noir qui bouge dans le champ/forêt sur le bord de route, s’arrêter pour voir, et voir un cochon, suivi de tout un tas d’autres cochons, tout noir, (les fameux « pata negra » ?), courir en sautillant, et en grouikant dans la forêt…. Surprenante et hilarante rencontre, au milieu de nul part. J’ai adoré ! 🙂 Je suppose que c’est aussi un des avantages de voyager en basse saison, j’imagine que ces routes là, au printemps ou en été sont très empruntées.

C’est entre Benocaz et Grazalema que j’ai pu voir toutes ces merveilles 🙂

Grazalema

Grazalema, super mignon petit village blanc.

ensuite, un peu de route pour rejoindre Ronda, où finalement je ne serai restée que très peu de temps. Je m’étonnais que les précédentes étapes de cette journée soient si calmes et désertées, je compris pourquoi en arrivant à Ronda : le lieu était blindé de monde, de car de touristes. Ma surprise n’a eu qu’une seule réaction en réflexe : courage fuyons !

Je savais que le programme du jour était dense, et ce lieu est tellement connu que je n’avais aucune espoir de réussir à voir mieux ou faire du beau…

Je le regrette un peu au final, maintenant que je me repenche sur mon livre de touriste, il y avait peut-être plus de choses à voir, quit à prendre un peu sur ma patience… mais je sais que je reviendrai dans le coin, car feria pour danser, mais aussi parce que vraiment, la Sierra de Grazalema  été la partie que j’ai le plus aimé de ce roadtrip. (avec Cordoba, mais ça, je vous en parlerai plus tard 😉 )

Ronda

Quitter Ronda, direction le sud…. avec une petite exception à cette journée spéciale « village blancs »….

JUZCAR

C’est en direction d’un village Bleu que j’allais ! Juzcar, a été transformé en village bleu pour le tournage du film des schtroumpfs, et face à l’attrait touristique que cela a provoqué, les habitants de Juzcar ont décidé de garder le village bleu. Rigolo !

Mais avant d’arriver à Juzcar, c’est une splendide route de montagne que j’ai parcouru. Entre couleur d’automne, et fraicheur de l’hiver, la lumière capricieuse faisait scintiller les feuilles des arbres rebelles des versants de montagne exposés à la lumière… Dans ce paysage grandiose, quelques villages blancs ici et là apportaient une touche de blanc , et je dois dire que c’est là, exactement là, que j’ai pu me dire : waouw… je veux revenir ici.

C’est pour cette route, mais aussi celle entre Benaocaz et Grazalema, que je sais que cette partie là de mon voyage m’a fait atteindre mon objectif : être touchée en plein coeur, et me sentir complètement démunie, avec mon appareil photo, pour rendre hommage à une telle splendeur.

ouaih, je reviendrai… car j’ai vraiment aimé ces contrées…

Puis rejoindre la côte, pour une escale qui à mon sens n’en valait pas vraiment la peine : Estepona.

Je comprendrais un peu plus tard, que la Costa del Sol, c’est un peu tout ce que je n’aime pas, même en hiver. Des constructions massives et « vintage » au bord de la mer, ça sent la ville à touriste, les vendeurs de chouchous et de bouées multicolores, et les restaurants attrape-nigaud. Je ne comprends toujours pas pourquoi mes bouquins guides touristiques recommendaient de faire une escale à Estepona. J’ai dû rater un truc, je ne sais pas 🙁

Estepona

Puis reprendre la route pour rejoindre Arcos de la Frontera, avec une ultime étape : Jimena de la Frontera… cette route là était bien chouette, de la montagne, des chênes et des oliviers partout, une petite route déserte et sinueuse à souhait : parfait pour chanter (hurler?) dans la voiture et améliorer mes talents de chanteuse en formule 1 😀

Jimena de la Frontera

Cette journée là a été dense. C’était la 1ère vrai journée de ce roadtrip où je me retrouvais en Andalousie, et en territoire inconnu. Totalement à l’aventure, en exploration, à la découverte des villages blancs de la Sierra de Grazalema.

Avec le recul, je me serai arrêtée à Juzcar et j’aurai exploré plus les petites routes de montagne ramenant à Arcos de la Frontera… voilà donc une toute autre excuse pour retourner dans ce coin 🙂

Prochaine étape : le reste des villages blancs de la Sierra de Grazalema.

Alors gardez vos ceintures, et à bientôt pour de nouvelles aventures ! 🙂

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