Auvergne

Le Puy Mary

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Le col du Pas de Peyrol, qui donne accès au Puy Mary, est fermé plusieurs (longs) mois dans l’année. En effet, la météo n’est pas vraiment favorable à une excursion sur cette petite route sinueuse et étroite de haute montagne en hiver. Et même au printemps en fait : bordel, on est en avril et il y avait encore de la neige au sommet du Puy Mary… Grrrr

Mais comme je le dis souvent : le Cantal, ça se mérite ! Et quelque part, cette longue attente avant la réouverture du col du Pas de Peyrol est aussi une bonne manière de savourer pleinement la possibilité d’aller explorer le Puy Mary et ses voisins, une fois que le climat est moins dangereux.

A vrai dire, les quelques fois où j’ai tenté ou voulu tenter l’ascension du Puy Mary, je me suis retrouvée dans un brouillard purée de pois impressionnant.

Une fois, j’avais fait la route de Clermont-Ferrand pour arriver au Puy Mary dans un brouillard épais, et 15°C de moins qu’à Clermont, alors par orgueil, je me suis dit « fuck it, je monte quand même ».

Bien entendu, je ne me souviendrai pas de la vue splendide qu’on a du sommet, car la seule vue que j’ai eu c’était sur mes 2 pieds, et les 10 mètres devant moi. C’était flippant, c’était violent, c’était intense, mais c’était surtout une promesse à moi-même d’un jour y retourner, et de monter la-haut de nouveau. Je me souviens de ce bout de crête qui m’attirait tellement mais par un tel brouillard et ne connaissant pas le paysage, je n’avais vraiment osé m’y aventurer, j’avais déjà trop peur d’être où j’étais : dans le vide nuageux et épais, au sommet.

Et puis les mois ont passé, et me voilà de nouveau dans le Cantal, habitant plus proche que jamais près de ce géant. J’attendais avec impatience la réouverture du col du Pas de Peyrol, et après un ultime décalage de date, c’est le mardi 30 avril dans l’après-midi que l’accès a de nouveau été permis.

Mercredi matin, en me levant, j’ai donc sauté dans mes baskets, et dans ma voiture, et c’est accompagné de mon appareil photo que j’ai fait cette route délicieuse qui mène d’Aurillac au Puy Mary.

Les sommets étaient encore un peu zebrés de neige, et j’ai cru arriver déjà bien tard, à 9h30, mais non : le parking était désert : LA CHANCE !

Le ciel était splendidement azur, l’air frais mais juste ce qu’il faut pour se rappeler de ne pas trop se découvrir. Le sol par contre, lors de l’ascension, était un peu glissant : des plaques de neiges verglacées ici et là et du verglas : un petit rappel de rester vigilante.

Une ou 2 petites cascades « Holiday On Ice » par ci par là, et le sommet se rapproche de plus en plus.

J’étais seule… oui, SEULE, face à ce géant, et au final, l’ascension était plutôt rapide, même pas 30 minutes (et quelques pauses). Même si j’ai fait exploser mon cardio et j’ai perdu mon souffle quelques fois, comme à mon habitude, une petite pause pour regarder, respirer, s’éblouir, et prendre quelques photos, est toujours une bonne excuse pour reprendre son souffle 😊

Au sommet du Puy Mary, j’ai senti mes yeux piquer… l’altitude sûrement 😉

C’est beau, et ça l’était encore plus que j’y étais seule ! Seule pendant un bon et long moment, avant que quelques courageux du matin ne m’y rejoignent…

La vue était dégagée, on pouvait même y voir le Sancy, au loin, nous narguer.

Et cette chaine de crête enneigée, un peu effrayante, mais tellement tentante !

Ce sera pour la prochaine fois, elle était trop enneigée pour que je prenne le risque de m’y aventurer, mais je reviendrai 😊 fffffffff

Il y a tout un tas de randonnées à faire autour du Puy Mary, et quelque chose me dit que maintenant que le col du Pas de Peyrol est de nouveau accessible, vous allez entendre très vite reparler de ce petit bout de Cantal par ici 🙂

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